Salaire minimum : les ouvriers du secteur de la sous-traitance réclament à tout prix une augmentation.

Les activités étaient paralysées le lundi 22 Mai 2017 au parc industriel sur la route de l’aéroport de Port-au-Prince où les ouvriers continuent de réclamer un salaire minimum de 800 gourdes. Les ouvriers dénoncent la dispersion de manière musclée leur manifestation par la police qui a fait usage de grenades lacrymogènes et de canons à eau. A signaler que des ouvriers ont également débrayé hier matin à Carrefour pour exiger également un salaire minimum de 800 gourdes.

Entretemps le gouvernement s’active à trouver une sortie au plus tard le 1er juin dans la question de salaire des ouvriers. Une importante rencontre s’était tenue hier entre le ministre des Affaires sociales, l’Association des industries d’Haïti et la police nationale. Le directeur général du ministère des Affaires sociales lance un appel au calme à l’endroit des ouvriers du secteur du textile. Rudy Hériveaux met l’accent sur la volonté du gouvernement de mettre en œuvre des projets sociaux pour accompagner les ouvriers. Il en profite pour dénoncer des mains politiques dans ce mouvement.

 Le représentant du secteur syndical au Conseil supérieur des salaires se montre solidaire des ouvriers. Fignolé St Cyr demande au gouvernement de trouver une entente avec le patronat afin d’augmenter les salaires des ouvriers.

Le sénateur Antonio Cheramy critique la position exprimée par les patrons du secteur de l’assemblage face au mouvement des ouvriers. Le sénateur Cheramy annonce la convocation prochaine du ministre des Affaires sociales. Pour sa part le député de Kenscoff Alfredo Antoine se dit conscient de la situation difficile dans laquelle travaillent les ouvriers du secteur de la sous-traitance. Le député Antoine souligne toutefois qu’il ne revient pas aux ouvriers de fixer les salaires tout en demandant aux autorités d’assumer leurs responsabilités.

Le président de l’ADIH Georges Sassine dénonce les secteurs qui cherchent à manipuler les ouvriers et met une nouvelle fois en garde contre la perte d’emplois au niveau de l’industrie de l’assemblage avec ce mouvement de contestation. L’ADIH annonce du même coup la réouverture de ses usines ce mardi.

 

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