Fête du Drapeau et de l’Université et les 100 jours au pouvoir de Jovenel Moïse

Célébration du 214ème anniversaire de la création du drapeau national à l’Arcahaie en présence du président de la République, des représentants des corps constitués de l’Etat et des membres du corps diplomatique. En cette occasion, le Chef de l’Etat a lancé un appel à l’unité pour que le pays puisse gagner la bataille du développement.

Il est temps de mettre fin à l’éternel recommencement, nous recommençons trop.

Notre drapeau ne peut pas marcher avec la misère ;

Notre drapeau ne peut pas marcher avec la démission ;

Notre drapeau ne peut pas marcher avec la différence ;

Notre drapeau ne peut pas marcher avec l’irresponsabilité ;

Non ce drapeau, il faut que nous le levions plus haut, bien haut.

Jovenel Moise en a profité pour s’attribuer des notes positives pour les 100 jours de son administration. Il a annoncé la tenue prochaine des états généraux sectoriels de la nation et invité les jeunes à contribuer au développement de l’économie du savoir. Une commission présidentielle, Jeunesse et innovation, sera créée, a annoncé le président Jovenel Moïse

C’était également la fête de l’université. Le Recteur de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH), Fritz Deshommes, a invité les autorités à mettre un terme au processus de marginalisation des universitaires haïtiens, en ce qui a trait aux grandes décisions qui touchent l’avenir de la nation. Il a souligné que 84% des universitaires formés en Haïti travaillent en terre étrangère.

 

Extrait du discours du Président Jovenel Moïse :

Aujourd’hui c’est un grand moment de réflexion pour nous, beaucoup de défis, de nouveaux défis sont sur notre route, sur la route de l’État, nous sommes à un carrefour qui nous demande de faire des changements. Des changements pacifiques sans casse. Parce que nous avons choisi la démocratie comme méthode pour organiser les rapports entre les institutions et la population.

Ce moment c’est la bataille pour le développement, pour la fin de l’exclusion, l’injustice et la misère, c’est la bataille pour créer un État de droit, un État fort, qui défend les intérêts du peuple.

Pour gagner cette bataille nous avons besoin du courage des ancêtres, nous avons besoin également de nous unir à nouveau sur les problèmes que nous avons aujourd’hui.

[…]

Aujourd’hui nous devons faire attention, pour que l’ennemi ne soit pas nous-même, c’est la division que nous créons entre nous, c’est l’intolérance que nous avons entre-nous […] l’ennemi c’est l’exclusion que nous acceptons dans la société […] nous ne devons pas accepter tous ce qui se passe sous nos yeux […]

Haïti est une société comme toutes les autres. Un pays comme tous les autres. Nous ne pouvons pas accepter de créer un pays à part. Il faut respecter les règles du jeu qui font progresser tous les pays. Nous devons nous unir pour poser les problèmes, les problèmes sont nombreux et graves, ils sont complexes.

[…]

Durant mon mandat de 5 ans je vais prendre toutes les dispositions pour lancer les États généraux sectoriels rapidement de façon à ce que les idées puissent être exprimées, sur les meilleures façons que nous voulons que les choses soient faites dans le pays […]

Les États généraux sectoriels devront permettre de faire ressortir sur des domaines précis ce qui nous unis et qui dépasse le cadre d’un mandat ou d’une législature. Nous devons déterminer les cadres à prendre ou à garder durant les 25 prochaines années dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’environnement, de l’énergie et de la justice, autant de secteurs où seul des politiques pensées sur le long terme et au-delà de toutes partisanneries permettra à Haïti de s’engager sur le voie du développement durable.

J’entends me consacrer à la recherche de cette convergence nationale, nous ne pouvons plus nous permettre la division sur ces sujets essentiels pour le pays.

À mon successeur, je veux mes 5 années achevées, léguer les bases solides d’une démocratie apaisée, des leviers de développement approuvés et des perspectives sur lesquelles toutes les forces vives du pays se sont mises d’accord.

 

 Jovenel Moise, déjà 100 jours au pouvoir

 

La Fusion des sociaux-démocrates tire un bilan négatif des 100 jours de Jovenel Moise à la tête du pays. La présidente de la Fusion, Edmonde Supplice Beauzile, attire l’attention du Chef de l’Etat sur les graves menaces qui pèsent sur le pays en raison de la crise sociale. Le dirigeant de Pitit Dessalin, Jean Charles Moise, qualifie pour sa part de catastrophique le bilan du président de la République. Pour Jean Charles Moise, la situation de la population s’est détériorée depuis l’arrivée au pouvoir de l’administration Moise-Lafontant.

Le dirigeant des droits humains, Antonal Mortimé, dit noter des initiatives positives prises par le président Jovenel Moise. Le militant des droits humains estime cependant que le chef de l’Etat   n’a pas le contrôle du pouvoir.

Dans un micro-trottoir réalisé auprès des résidents de la capitale, les avis divergent sur la gestion du président Jovenel Moise. Certains citoyens qualifient le bilan de négatif, d’autres estiment que le chef de l’Etat a pu poser quelques actions positives depuis son accession au pouvoir.

 

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