Journée de la liberté de la presse : l’ONU appelle à protéger les journalistes menacés par la répression

A l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a demandé de faire cesser toutes les formes de répression à l’encontre des journalistes et de protéger ces derniers.

« Les journalistes se rendent dans les endroits les plus dangereux pour prêter leur voix à ceux qui n’en ont pas. Les professionnels des médias sont confrontés à la diffamation, aux agressions sexuelles, aux emprisonnements, aux coups et blessures et même à la mort », a souligné M. Guterres dans un message pour cette journée qui a pour thème : ‘Des esprits critiques pour une période critique’.

« Nous avons besoin de personnalités fortes pour défendre la liberté des médias. C’est là une exigence primordiale pour faire barrage à la désinformation ambiante. Et chacun d’entre nous doit se battre pour défendre le droit à la vérité », a ajouté le chef de l’ONU.

A l’occasion de cette Journée de la liberté de la presse, M. Guterres a lancé un appel « pour que cessent toutes les formes de répression à l’encontre des journalistes – parce qu’une presse libre fait progresser la paix et la justice pour tous ». « Protégeons les journalistes, car leurs mots et leurs images peuvent changer le monde », a-t-il déclaré.

Le rôle des médias dans la promotion de sociétés pacifiques, justes et inclusives. « Un thème on ne peut plus approprié surtout avec l’émergence des nouvelles technologies », souligne le représentant de l’UNESCO en Haïti.

Selon Paul Gomis l’avènement des réseaux sociaux est venu compliquer et entraver davantage le travail des medias. « Ce qui exige beaucoup plus de professionnalisme et de rigueur de la part des journalistes qui souhaitent garder leur crédibilité». M. Gomis insiste par ailleurs sur la nécessité pour que les travailleurs de la presse soient bien formés et bien rémunérés. Conditions sine qua non devant les permettre de remplir convenablement leur mission au sein de la société.

 A noter que pour l’occasion, un panel de discussion a été organisé à l’initiative de l’UNESCO. Des professeurs d’université, des journalistes, des parlementaires et des juristes ont échangé durant 3 heures autour du thème : le rôle des medias dans la promotion de l’Etat de droit en Haïti.

La pratique du métier de journaliste en Haïti butte sur un ensemble d’obstacles qui hypothèquent la liberté de la presse.

Des travailleurs de la presse interrogés par AYITINEWS évoquent entre-autres le non-accès à l’information, la précarité économique, le manque de formation et les risques rencontrées sur le terrain. Selon ces journalistes, la liberté de la presse ne peut se résumer qu’à la liberté d’expression. Ils plaident en ce sens en faveur d’une redéfinition de la profession en fonction de la réalité socio-économique du pays.

 

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